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Ne plus espérer, ce serait ma folie,
L’heure du châtiment, des détresses sans fin.
Je serais perdu, si je vivais demain,
Sans confiance, sans espérance, en vain.

Ce serait pour ma chair gonflée de mélancolie
Le carcan des remords, l’infini d’une faim.
En l’ivraie à l’affût de pauvres chemins
Sans nulle joie, mon esprit serait source tarie.

Pourrais-je, sans mourir, refuser la sagesse
De l’assurance d’une vie source de promesses,
D’un avenir forgé de matins sans pareils ?

Si je n’espérais plus, je haïrais la terre,
Les dons de la vie et les cris du soleil.
Je vivrais sans paix, jusqu’à l’aube dernière.


Pierrot