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J’étais encore au berceau, qu’je n’prenais plus l’bibron,
Que mon père m’avait fait cadeau d’un vrai vigneron.
Je n’étais qu’un marmot, marmot parmi tant d’autres,
Je n’disais que des gros mots, à qui qu’c’est donc la faute ?
J’ai pas eu d’éducation, comme tous les autres z’enfants.
J’ai grandi dans l’beton, croyez-moi qu’c’est pas marrant.

Ensuite, j’suis d’venu grand, j’étais un vrai caïd,
J’passais la plupart d’mon temps dans les bureaux d’polices.
Puis, c’qui d’vait arriver un beau jour arriva
J’finis par m’retrouver devant les magistrats.

De taille si j’étais grand, je n’étais qu’un mioche.
Car c’que j’avais dedans était un cœur de gosse.
Ils n’en n’ont pas t’nu compte, ils m’ont fait enfermer.
Faut croire qu’j’étais la honte, honte de la société.

Je m’suis r’trouvé tout seul, dans un trou d’neuf mètres carré.
Et ils se sont fendu la gueule, tous à me voir chialer.
Je n’étais qu’un mioche qui rêvait de millions.
Maintenant, j’rêve comme une cloche, au fond de ma prison.

Je rêvais de millions, j’ai des millions de briques.
Des murs de ma prison, j’ai des millions de briques.
… je rêvais de millions, j’ai des millions de briques
… des murs de ma prison, j’ai des millions de briques…

Pierre-Fernand